L’histoire ambitieuse du créateur de La Récompense

Au lieu de ruminer à propos d’un jeu de société ennuyeux, Stéphane Fournier s’est donné pour mission de créer un jeu agréable à jouer en famille pendant la longue période de confinement. 

Stéphane Fournier

« Je crois que c’est un futur best-seller », assure-t-il lors d’un entretien virtuel avec Média du jeu. Le principal intéressé dit avoir côtoyé des concepteurs et éditeurs afin d’avoir une rétroaction de son jeu.  « Ils ont dit que c’est de la grande qualité de fabrication », soutient le protagoniste. Actuellement, La Récompense est disponible sur le marché depuis quelques mois. Quelque 1000 exemplaires ont trouvé preneur dans la province du Québec au Canada. Son objectif ambitieux pour 2022 est d’en vendre trois millions sur le continent nord-américain.

Il travaille présentement sur une version anglaise pour percer le marché anglo-américain. Un jour, lors d’une discussion avec celle qui écrit ces lignes, M. Fournier racontait qu’il était spécialisé dans le domaine de l’imprimerie en Europe. Il a vécu quelques années en France avec sa partenaire de vie.  Les attentats du Bataclan à Paris l’ont convaincu de revenir au bercail avec sa famille.

L’aventurier a donné une vocation aux éditions Momentum situées à Sainte-Agathe-des-Monts dans la province de Québec au Canada, permettant de donner naissance à l’œuvre La Récompense. Son âme d’entrepreneur est bien ancré en lui même si à une autre époque, il était un boute-en-train au Club Med.

Christian Thee, l’inventeur du jeu Les grands maîtres, a joué à La Récompense.

Cet homme d’affaires est un chevronné au projet retentissant. Sa quête est indéniable; il veut que le jeu La Récompense soit connu. Au remue-méninge, lors la période d’incubation, il s’est inspiré du jeu Les grands maîtres de l’inventeur Christian Thee, fabriqué au Canada par Parker Brothers en 1970. Bien entendu, M. Fournier a pris soin d’envoyer une copie de sa création à cet inventeur. À sa grande surprise, M. Thee lui a confié que La Récompense est la parfaite évolution de son jeu. M. Thee a même donné le droit d’utiliser quelques-unes de ses œuvres d’arts visuels pour la version The Reward.

Cet homme ambitieux sillonne les routes depuis qu’il produit des milliers d’exemplaires pour les distribuer lui-même dans les boutiques spécialisées. « J’me suis dit, tant qu’à faire un jeu, je vais en faire un auquel j’aurais le goût de jouer et j’ai réussi le défi », laisse entendre Stéphane Fournier. 

En juin, ce créatif était sur la route, il faisait une tournée de magasin. « Ce matin, je suis parti et je suis allé à Beauharnois et Châteauguay. J’ai parlé à ces propriétaires de boutique et ils ont accepté de prendre quelques copies de mon jeu. Je vous ai laissé votre copie à Beauharnois », relatait-il au bout du fil à la journaliste de Média du jeu

Stéphane Fournier assure que sa conception est entièrement faite dans sa fabrique. « Seuls les dés sont un produit fait dans un autre pays », indique-t-il. Cet entrepreneur est aussi derrière la marque Fromagerie St-Sauveur avec sa douce Nancy Olivier.

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Valérie Gagnon

La journaliste de Média du jeu, Valérie Gagnon, est une professionnelle des communications passionnée des jeux de société depuis plusieurs années. Elle a fait du journalisme pendant huit ans au journal Le Soleil de Châteauguay. Avant de rouler sa bosse en tant que journaliste, elle a réalisé le Festival jeunesse rurale de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. De plus, elle a fait un long périple en Saskatchewan pour animer des élèves d'une école secondaire francophone. Son univers ludique un peu fou se transmet rapidement par la lecture de ses textes. Maintenant, elle cultive sa passion d’écrire des articles pour un média de qualité à propos des jeux de société.

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