Un concepteur de jeux amoureux de la culture japonaise

L’histoire de Salim Larochelle est très sensible tout comme ses créations. Professeur en design de jeux au Collège Dawson à Montréal au Québec (Canada), il évolue dans le monde des jeux vidéo depuis plus de 10 ans. Il a passé une année complète à Sapporo au Japon au début des années 2000. Ce voyage l’a beaucoup influencé dans son parcours professionnel. Salim a même appris les milliers de caractères du langage nippon pour communiquer au pays du soleil-levant.

« Je me sentais bien dans cette culture. J’ai appris la langue, a-t-il confié lors d’un entretien virtuel avec Média du jeu. Ce langage est difficile, même les japonais mémorisent régulièrement les nombreux caractères. Si je n’avais pas appris le japonais, je n’aurais jamais rencontré Ayaka Nakamura, celle qui a fait les illustrations de mon jeu The Girl and the Robot », illustre le protagoniste.

Cet homme tenace et curieux est bien au fait des difficultés que les créateurs de jeux peuvent rencontrer. En tant que concepteur, il observe que lorsqu’on est concentré sur une œuvre depuis quatre ans sans avoir de feedback; initier un projet plus court comme créer une version jeu de cartes peut donner la sensation de récompense. 

Salim Larochelle a une maîtrise en technologie de l’information et a fait ses premières armes chez Gameloft, studio montréalais.

Pourquoi avoir lancé son propre studio? « J’ai remarqué que la création de jeu était dictée par le marché et que le point-de-vue créatif n’était pas pris en considération, alors j’ai décidé de faire mon studio indépendant. »

Ce passionné aime partager ses connaissances avec lucidité. « S’il y a une chose que j’aime transmettre, c’est de savoir aimer son métier, chercher à avoir du plaisir à faire des jeux même si parfois cela semble difficile. Il faut d’abord être dans un état d’esprit positif et dans un endroit agréable et sécuritaire pour pouvoir faire un bon jeu. Il faut aussi savoir prendre du recul pour garder sa passion en vie. »

Il est possible de visiter le site internet de son studio indépendant au flyingcarpetsgames.com

 Salim Larochelle et Ayaka Nakamura. Crédit photo: courtoisie
Valérie Gagnon

Valérie Gagnon, est une professionnelle des communications passionnée de jeu. Elle cumule dix ans d'expérience en journalisme écrit. En 2019, elle gagne un prix en journalisme de la FPJQ (Fédération professionnelle des journalistes du Québec) avec l'article: Ils attendent impatiemment internet haute vitesse. De 2012 à 2020, Valérie Gagnon a signé des articles pour Le Soleil de Châteauguay, Le Reflet, Le Journal Saint-François, Le Journal de Montréal, TVA Nouvelles.ca, Metro News et le Journal Métro.